Communiqué de presse du 25/11/2011 Les
|
||
|
Les affabulations des défenseurs du nucléaire ne connaissent pas de limites…
Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=846 |
||
|
||
|
Les affabulations des défenseurs du nucléaire ne connaissent pas de limites…
Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=846 |
||
Affaire Laetitia : Sarkozy pointe du doigt la justice
Les magistrats de Nantes ont voté « une semaine sans audiences » jusqu’au 10 février, après les récentes mises en causes du fonctionnement de la justice par le président N. Sarkozy dans l’affaire Laetitia.

Nicolas Sarkozy avait parlé de « dysfonctionnements graves », affirmant : « Quand on laisse sortir de prison un individu sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle ». Dans ses déclarations, le président de la République remet en cause le travail fait par la justice dans le cadre de l‘affaire Laetitia, cette jeune femme de 18 ans, retrouvée morte étranglée à Pornic le 1er février dernier, le principal suspect étant Tony Meilhon, un homme déjà condamnés à plusieurs reprises et libéré de prison il y a 1 an. Nicolas Sarkozy avait alors commenté : "Notre devoir, c'est de protéger la société de ces monstres, je dis 'monstres' parce que je crois qu'il y a un moment où il faut employer les mots qui correspondent aux situations et ne pas se voiler la réalité". Face aux accusations du chef de l’Etat, les Magistrats du tribunal de Nantes avaient décidé jeudi dernier, à l’appel des syndicats, de suspendre toutes les audiences considérées comme non-urgentes, pour montrer leur désaccord et leur colère face à une situation dont ils ne se sentent pas responsables.
Les syndicats crient au mauvais procès
Les syndicats de magistrats avancent avant tout un manque de moyens. Pour Christophe Régnard, de l’Union Syndicale de la Magistrature, les propos du président de la République sont tout bonnement « scandaleux », et parle de « populisme de bas-étage ». « Les magistrats du Tribunal de Nantes n’accepteront pas que dans une démarche démagogique visant à masquer l’incurie des pouvoirs publics, des magistrats ou des fonctionnaires servent de boucs émissaires ». En solidarité avec les magistrats de Nantes, l’USM comptait appeler à des assemblées générales dans toutes les juridictions, après les nouvelles déclarations controversées de F. Fillon, soutenant le chef de l‘Etat. Le ministre de la justice, Michel Mercier, a alors aussitôt proposer de recevoir les représentants syndicaux afin de calmer les tensions et d‘« évoquer avec eux le contenu des rapports définitifs d’inspection dès que ceux-ci lui auront été communiqués ». Pour Matthieu Bonduelle, secrétaire général de la Magistrature, c‘en est trop : « le mot ras-le-bol est faible, il y a un sentiment d’injustice et de révolte ». Une contestation qui tend à s’étendre puisqu’une cinquantaine de tribunaux en France se sont joints au mouvement, décidant à leur tour la suspension des audiences non-urgentes.
Il s'appelle Charlie Veitch et vient d'Angleterre. Il se définit comme "un réalisateur absurde anarchiste avec un fort esprit révolutionnaire anarchiste (sic), qui essaie de faire tomber l'entier état d'esprit dans lequel nous sommes et vivons, la pyramide esclavagiste de contrôle hiérarchique et de lavage de cerveau, à travers le pouvoir de l'absurde et de la force de caractère, et en mettant le Mal en lumière pour les embarrasser sur Youtube". "Et c'est ce que je fais !", conclue t-il. Sur son site, Charlie et sa "Love Police" se chargent d'éveiller les consciences d'une société qui se laisse endormir et manipuler par la seule force de l'inaction et de l'acquiescement par fainéantise et par fatalisme. Charlie et son équipe, avec leur fidèle mégaphone, se mettent en scène à travers des vidéos dans lesquelles ils interpellent les passants et les font réagir sur une situation qu'ils trouvent anormale et que personne n'ose contester. Leurs principaux chevaux de batailles, ces fameux "ils" : la société de consommation, les religions, la malbouffe, le laisser-faire des autorités publiques, le contrôle des masses, la politique de la peur... Bref, on adore ! C'est "que du bonheur" et c'est absolument à voir ! Et on comprend mieux pourquoi Indignez-vous de Stéphane Hessel marche aussi bien, sans que pour autant un réel sursaut citoyen ne parvienne à émerger...
-> sur son site : http://www.cveitch.org/ ou sur Youtube : http://www.youtube.com/user/cveitch
Jon Rafman a rassemblé un nombre impressionnant des photos les plus insolites prises par la caméra de Google Street View, fixée sur le toit de la voiture qui a parcourue la planète. Le résultat est juste incroyable... À se demander si toutes les photos proviennent vraiment d'un des 9 objectifs de la caméra de Google...
-> http://9-eyes.com/
La nomination de Najib Mikati au poste de Premier ministre n’est pas une victoire du Hezbollah mais bel et bien de Damas.
03.02.2011 | Mohanad Hage Ali
www.courrierinternational.com/article/2011/02/03/le-retour-de-la-syrie-au-pays-du-cedre

© Dessin de Bleibel, Liban.
Au Liban, le renversement du gouvernement pro-occidental par ses
adversaires prosyriens – et notamment le Hezbollah – a mis en émoi les
médias du monde. De nombreux organes de presse occidentaux n’ont pas
hésité à décrire ce processus comme une sorte de coup d’Etat islamiste.
Même la BBC a déclaré que le “candidat du Hezbollah”, Najib
Mikati, avait remporté le plus de voix pour succéder à Saad Hariri comme
Premier ministre. Sky News a été plus loin en affirmant que “le Hezbollah [prenait] le contrôle du gouvernement libanais”.
Pourtant, tout le monde a fait fausse route. C’est la Syrie, et non le
Hezbollah, qui a placé sous sa coupe le gouvernement libanais.
A l’origine de ce changement de gouvernement, onze anciens députés de la
coalition du 14 Mars [coalition antisyrienne] – notamment Najib Mikati
et Walid Joumblat – ont rejoint le camp prosyrien. “La géopolitique
[l’influence syrienne] nous dicte de choisir entre nous jeter à la mer
ou aller dans les bras des Arabes et de la Syrie”, a rappelé fin
janvier le leader druze. Il avait pourtant accusé la Syrie d’avoir
assassiné son père, Kamal, et aussi Rafic Hariri, l’ancien Premier
ministre. Walid Joumblatt avait également été la figure de proue de ce
qu’on a appelé la “révolution du Cèdre”, en 2005 : ces grandes
manifestations ayant abouti au retrait des troupes syriennes.
Les Etats-Unis avaient apporté un soutien inconditionnel à la coalition
du 14 mars ; Walid Joumblatt et ses alliés parlaient d’une nouvelle ère
de démocratie sous perfusion américaine. L’ère Bush vient à peine de
prendre fin que le leader druze a déjà changé son fusil d’épaule, et la
Syrie lui a une fois de plus ouvert grand les bras.
Pendant quatorze ans, la Syrie, par sa présence militaire et grâce à ses
alliés locaux, a contrôlé tous les aspects de la vie politique
libanaise. Son chef de la sécurité militaire à Beyrouth désignait les
candidats aux postes clés du gouvernement. Pendant toutes ces années,
les gouvernements européens et américain toléraient l’influence de la
Syrie et discutaient directement avec Damas des questions libanaises.
Aujourd’hui, les cendres de l’ère Bush à peine éteintes, la Syrie fait
son grand retour avec l’aide de ses alliés. Et, d’après un diplomate
européen, “nous avons vécu avec l’influence syrienne pendant des
années, nous ne sommes pas ravis, mais il n’y aura aucune sanction ni de
nouveau Vietnam”. Ce changement de gouvernement au Liban ne
signifie pas que le Hezbollah va régner dans l’ombre, comme le déclarait
avec emphase Newsweek. C’est plutôt la Syrie qui va régner
dans l’ombre.
Avec ce nouveau gouvernement dirigé par Najib Mikati, un riche homme
d’affaires éduqué à l’occidentale, le Hezbollah reprendra le statut
qu’il avait avant 2005, évitant la confrontation militaire et adoptant
un profil bas vis-à-vis d’Israël. Pour Damas, ce gouvernement est un
ballon d’essai qui lui permettra de tester son influence en l’absence de
présence militaire ; il ne laissera donc personne, pas même le
Hezbollah, saboter cette expérience.
La première préoccupation de la Syrie concerne le Tribunal spécial pour
le Liban, qui enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri et devrait mettre
en cause des membres du Hezbollah et des représentants syriens.